Agrotourisme, monastères rupestres et forteresse médiévale

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Ce circuit vous engage en partie sur les routes du nord de la Moldavie et constitue un voyage hors des sentiers battus. Alors si vous avez une âme de voyageur intrépide, vous accepterez de vous perdre agréablement sur votre parcours et ce sera la part de votre beau voyage. Le cas échéant, faites-vous aider dès le départ par une agence de voyages, la meilleure dans le genre pour une aventure nature et sportive étant Hai la Ţara, aguerrie et spécialisée.

Galerie photos

Église Saint-Panteleimon. Puits de village, toujours très usité dans les campagnes sans eau courante. Vue de la colline des tsiganes depuis la forteresse de Soroca. Un des 20 tableaux composant la fresque face à la forteresse de Soroca, sur les rives du Dniestr (Occupation de la Bessarabie par la Russie tsariste de 1812 à 1918).

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Étapes

  • Bulboaca
  • Chişinău
  • Butuceni
  • Lalova
  • Orhei
  • Orhei Vechi
  • Trebujeni
  • Saharna
  • ţipova
  • Cosăuti
  • Rudi
  • Soroca
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Détail du séjour : Agrotourisme, monastères rupestres et forteresse médiévale - 6 jours

Jour 1 : Les deux plus beaux villages de Moldavie

De Chisinau, rendez-vous directement à Trebujeni et/ou Butuceni pour de belles " dérives " sur le Dniestr en perspective. Les deux villages sont à peine à 10 minutes l'un de l'autre et ils sont les plus beaux de Moldavie. Ne manquez pas le site d'Orhei Vechi, au même endroit également, et le monastère rupestre toujours en activité dans la falaise : la vue est à couper le souffle.

Deux jours sont un minimum pour s'imprégner des lieux, dormir dans une ou deux pensions agrotouristiques, et vous aurez l'embarras du choix, vraiment. De la plus simple à la plus luxueuse, il y en a pour tous les goûts et les conforts. Mais pour toutes le maître mot reste " authenticité ". Partout où vous irez, vous serez accueillis comme des princes, on vous servira la meilleure cuisine et le meilleur vin, dans un environnement typique et en rien surfait. C'est du bonheur à l'état pur.

Observez la belle architecture traditionnelle de ces villages musées, les maisons bleues (le bleu d'Orhei), la majesté des portails. C'est souvent à la façade que les Moldaves accordent le plus d'importance, l'un des éléments étant la coursive, couverte grâce à de beaux piliers sculptés. Le faîtage de la maison est ornementé d'animaux fantastiques empruntés au folklore ou de représentations sacrées de serpents, de lions, de tourterelles...

Jour 2 : Ativité de plein air

Organisez-vous dans la journée des randonnées pédestres, à vélo ou encore sur l'affluent sinueux du Raut, en kayak ou hamac flottant. Régal assuré, surtout au printemps ou en été bien sûr : d'avril à septembre, c'est idéal. C'est certain, vous aurez envie de rester plus longtemps, mais continuons...

Jour 3 : Pension rurale de Lalova et monastère rupestre de Ţipova

En pleine forme et requinqué par le bon petit déjeuner que vous venez d'engloutir, 1h20 seront nécessaires pour rejoindre le village de Lalova où vous poserez vos bagages à la pension Hanul lui Hanganu. Cette pension sur les rives du Dniestr est un havre de paix et un enchantement pour les amateurs d'agrotourisme et des plaisirs culinaires, vins locaux et vodka maison ! L'été, une terrasse surplombant le Dniestr est très agréable, d'ailleurs en mezzanine, une échelle en bois mène à un plancher couvert de paille formant couchage. Mais vous pouvez également dormir dans une des jolies chambres de la maison, chauffées au feu de bois.

De là, vous êtes prêt pour une expérience mystique, le monastère rupestre de  Tipova. Tipova est un petit village situé sur les hauteurs de la rive droite du Dniestr qui prend place dans un paysage sublime, en haut de falaises. Le petit cours d'eau qui se jette dans le Dniestr a créé avec le temps des gorges, dont certaines ont plus de 150 mètres de profondeur. Ce site exceptionnel a généré l'implantation d'un monastère rupestre, le plus grand de tout le pays. Pour y accéder, on emprunte un sentier étroit. Au sommet de la colline prospèrent champs de vigne et cultures. Ce lieu pittoresque est en parfaite harmonie avec une nature envoûtante, d'où naissent forcément des légendes. Stefan cel Mare se serait marié avec Maria Voichita dans la première église, mais Orphée, héros et poète de la mythologie grecque, y aurait également péri et serait enterré près d'une des cascades.

Prévoyez assez de temps pour une randonnée pédestre aux alentours du monastère et le long des gorges au sud du village, la plus imposante cascade se jette à 15 mètres de hauteur. Cette promenade est inévitable pour saisir la magie et l'esprit du lieu ; laissez-vous envoûter.

Jour 4 : Monastère de Saharna et randonnée pédestre

Et la poésie continue avec le monastère de Saharna, à 1 heure de route environ. Une très belle promenade le long de la rivière et ses vingt-deux cascades dans les gorges boisées constituera la suite logique de la visite de ce joyau de monastère qu'est Saharna. Pour la petite histoire, tout commence ainsi : la Vierge Marie, apparue sur une des falaises, y a laissé une empreinte. Des moines découvrent l'endroit et concluent que c'est le signe de la grande pureté du site. Un ermitage est donc créé, avec une église et quelques cellules. Aujourd'hui, le monastère est bâti sur trois terrasses en escalier. Sur la pente opposée du monastère, un roc s'élève comme un château et porte le nom de Grimidon. Le matin, les moines regardent par la fenêtre dans sa direction et répètent une parole ancestrale : " Le Grimidon est comme il faut, cela signifie que toutes les choses sont à leur place. " Cette roche représente le point d'observation le plus haut de Saharna, il faut y aller. Ce monastère est le plus important lieu de pèlerinage du pays, alors comme les Moldaves, déposez vos voeux sur des petits bouts de papier et coincez-les dans les interstices de la roche.

Le complexe monastique est aussi une réserve naturelle, un site protégé propice à la randonnée pédestre. Deux petites rivières le constituent, Saharna (10 kilomètres de longueur) et Stohnia (6 kilomètres). Ces cours d'eau ont formé les vingt-deux cascades, des petits lacs, mais aussi des canyons profonds. La plus grande cascade chute de 4 mètres de hauteur et se trouve au dernier virage de la rivière vers l'est, devant la maison du garde forestier et du monastère rupestre.

Préparez-vous à passer une nuit très calme et sereine au monastère, les moines peuvent héberger quelques personnes, mettez-vous en contact avec eux au préalable. C'est une très belle expérience, car les moines sont très communicatifs et accueillants.

Jour 5 : Soroca, forteresse et colline des Tsiganes

En partance pour Soroca, préparez-vous à 1 heure 30 de trajet et un peu plus d'urbanité, mais tout cela reste relatif. Rendez-vous à l'hôtel Central, c'est un des meilleurs points de chute pour y passer une nuit - enfin deux, vu le reste du circuit que nous vous proposons. À Soroca, deux visites s'imposent, la forteresse médiévale et la colline des Tsiganes.

Commencez par la forteresse, qui frappe par son imposante présence. Monument historique, architectural et touristique, c'est l'unique construction médiévale aussi bien conservée de Moldavie, elle a gardé son aspect d'origine depuis son édification au XVIe siècle.

Dès le XVe siècle, Soroca fait partie d'un réseau défensif le long du Dniestr, véritable ceinture de défense à l'est avec trois autres forteresses, Hotin, Bender et Orhei, et deux autres sur le Danube au sud.

La forteresse de Soroca est parfaitement ronde, la tour principale et les quatre tours secondaires sont réparties de façon équidistante sur le mur d'enceinte circulaire. La tour principale rectangulaire possède trois niveaux : la cour d'entrée, une chapelle et une une plateforme d'observation. Depuis la chapelle, on a une vue imprenable sur le Dniestr d'un côté et sur la colline des Tsiganes de l'autre.

Soroca est la " capitale des Roms ". C'est la plus importante concentration de Tsiganes de Moldavie, exceptionnellement sédentarisés, dès le début du XVe siècle.

La colline est construite avec de grosses maisons colorées et scintillantes, véritables palais triomphants et ostentatoires, qui se distinguent moins par leur architecture que par leurs dimensions, leurs toitures de dentelle et leurs décorums extravagants.

Palais victoriens, pagodes chinoises, réplique de la Maison-Blanche, palais gréco-romains... Le paradoxe et finalement le charme et la vie incroyable de cette colline, c'est l'anarchie de son urbanisme au milieu de ce luxe, les routes de terre et les chemins qui desservent les palais, et les cours où d'anciennes voitures de luxe s'enfoncent dans la terre à force de ne plus rouler, où les cordes à linge sèchent éternellement de belles jupes colorées.

Le plus imposant des palais est celui du " baron ", Artur Cerari, chef des Tsiganes de Moldavie. Il a des airs de sage indien, de patriarche ; c'est un personnage, bref, c'est un chef ! Intelligent, respecté, très instruit, il parle plusieurs langues. Il se livre facilement, mais moyennant 1 000 lei l'interview !

Jour 6 : Monastère de Rudi et réserve naturelle de Stânca Jeloboc

Après cette première nuit à l'hôtel Central, retrouvez vos chaussures de marche pour vous diriger vers le monastère de Rudi et sa réserve naturelle (45 minutes en voiture). Vous arriverez dans la vallée des Loups. Le site est formé de pentes abruptes formant des vallées profondes, propices aux meutes (dans les temps anciens, bien sûr).

Le monastère est entouré de cette réserve naturelle constituée de rochers aux formes étranges et qui, les jours de grand vent, émettent des sons mélodieux ; on appelle cet endroit la " harpe éolienne ". Ce lieu au caractère énigmatique a attiré les hommes depuis la préhistoire, des archéologues y ont également découvert des fortifications datant du Xe siècle. Mais le joyau de Rudi, c'est son complexe monastique, un des plus anciens de Moldavie, aux abords de la rivière Bulboaca et non loin de la grande cascade (10 mètres). Descendez au monastère à pied par un chemin dans la forêt balisé de petits panneaux en bois qui vous proposeront des détours, ce sera l'occasion d'une belle randonnée d'environ 2 heures 30. Voilà déjà la matinée bien entamée, prévoyez un pique-nique, il n'y a pas grand-chose dans les environs.

Sur le retour vers Soroca, vous êtes prêts pour une seconde promenade ? Si oui, la réserve Stanca Jeloboc se trouve sur votre chemin, à 40 minutes. Entre les villages de Cosauti et de Iorjnita, c'est le vestige d'une immense forêt qu'on nommait " la forêt de Soroca ". Elle s'étend aujourd'hui sur 530 hectares et abrite toujours une faune et une flore très diversifiées. La forêt abonde en sources d'eau et en rochers gigantesques émergeant à la surface. Le bassin fluvial abrite une grande diversité d'animaux : sangliers, biches, renards...

Voilà, le voyage touche à sa fin ! Après cette bonne journée de plein air, quelque 20 minutes suffiront pour vous ramener à votre hôtel et le lendemain, pour revenir vers la capitale, il vous faudra 2 hures 30 par l'autoroute.

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